Eimsam de Séraphale
Eismam est une psychologue de la maison Duché d’Estrie et aide les autres à passer au travers des séquelles psychologiques causées par la magie ou l'Abîme.
| Eimsam de Séraphale | |
|---|---|
| Naissance | -106 |
| Mort | / |
| Sexe | Femme |
| Espèce | Élu |
| Fonction | Psychologue et chercheuse en chef du Duché d’Estrie
Souveraine Dragonne de l’Ordre des Dragons |
| Allégence | Maison Duché d’Estrie |
Histoire
Eimsam naquit en -106 comme second enfant de son père, venant de Séraphale et de sa mère, sœur d’Ange Aigresel de Ville-Belle, le duc de la maisonnée. Son frère aîné, Prométhée, choisit son prénom à sa venue au monde, en hommage à l’ancienne cité de Solitude. Son prénom peut se traduire par “Solitaire”, bien qu’elle ne le fut jamais.
Eimsam fût éduquée au sein du Duché de Ville-Belle, connu pour ses centres de soins et ses orphelinats. Elle passa donc son enfance parmi les enfants de ces parents morts, blessés ou torturés par l’Abîme et démontra rapidement un sens aigu du devoir et de la loyauté envers les enfants de Ricardo. Elle épaula son oncle à la direction du Duché lorsqu’elle ne se trouvait pas à l’orphelinat, à l’hôpital psychiatrique ou dans le laboratoire de son frère pour l'aider dans ses recherches. Elle se fit, étrangement, un nom dans les combats amicaux, alors qu’elle restait profondément contre la violence et le sang. Cela lui valut bon nombre de surnoms dans ses jeunes années.
Lorsque le Traité d’El Dorado fût signé, ses parents et leur famille respective se rendirent sur place pour assister à ce qui, pour eux, était enfin un pas vers un monde un peu plus en paix et une reconnaissance que la seul vrai ennemi des élus restait l’Abîme. À cette époque, Eimsam fût officiellement reconnue comme psychologue et chercheuse, spécialisée dans le soin des traumatismes que l’Abîme infligeait à l’esprit. Elle continua d’exercer à Ville-Belle et Riddermark, où son savoir était petit à petit reconnu auprès autant dès la noblesse que des petits gens pour qui elle prenait tout autant de temps, si ce n’était plus. Dû à sa tendance à se précipiter dans les territoires en guerre pour porter assistance, elle considéra rapidement que tous, humains ou élus, étaient égaux face à l'Abîme. Ainsi, elle se trouva toujours très proche des conflits dans les territoires de l’Est et fut souvent témoin des cruautés de l'Abîme, mais aussi des conflits entre les élus.
En -46, lors du Massacre de la Forge, elle se rendit sur les lieux pour tenter de retrouver des survivants. Elle aida comme elle pouvait à apaiser les esprits marqués à jamais par la violence de meurtres sans sens, même ceux de personnes ne pouvant se défendre. Elle se retrouva pour la première fois réellement écoeurée par les actes de certains élus. Ce souvenir la suivra et la marquera plus brutalement qu’elle ne le pensait, alors qu’en -48, comme beaucoup à l’Est, elle se joignit aux forces de soutien lors de l’invasion de Nocturna. Entendre le récit des horreurs de l’Abîme est une chose en soi. Mais des élus se massacrant entre eux, alors même que leur raison d’être en ce monde est de le protéger, la révulsa. Lorsqu’elle comprit ce qu’il se passa, il était trop tard : ses mains furent tachées de sang et son regard croisa déjà ceux terrifiés des patients qu’elle avait pourtant juré de soigner et d’aider, et qui désormais, la fuyaient. Elle refusa de poursuivre, hurlant qu’elle ne voulait pas faire partie des cauchemars et traumatismes qu’elle s’efforçait de soigner. À partir de là, elle essaya de cacher et d’aider des innocents à échapper au massacre, sans se faire elle-même prendre, bien que ces efforts se retrouvèrent souvent vains.
Lorsque la faille de l'Abîme s’ouvra près de Riddermark, Eimsam comprit rapidement que cette bataille serait plus importante. Lorsque les armées de l’Abîme déferlèrent finalement sur les terres de l’Est, la ville devint l’un des principaux remparts face à l’invasion. Pendant près d’une année, les défenseurs tinrent. Mais pour Eimsam, la guerre prit une autre forme. Son rôle était d’être auprès de ceux que les combats avaient déjà brisés. Elle soigna les blessés, accueillit ceux qui revinrent du front et accompagna les civils qui durent vivre avec des souvenirs affreux.
Lorsqu’il était clair que Riddermark ne pourrait plus tenir longtemps, les personnes qui n’étaient pas en mesure de combattre furent évacuées de la ville. Les familles se séparèrent et les morts s'empilèrent. La maisonnée du Duché d’Estrie se vida ainsi peu à peu : certains moururent, d’autres fuirent, ou disparurent. Ceux qu’Eimsam connaissait depuis des années partirent les uns après les autres, emportant avec eux ce qu’ils pouvaient sauver. Mais Eimsam resta pour aider et accompagna les derniers à partir. Certains virent mourir leurs proches et d’autres combattirent jusqu’à l’épuisement. Beaucoup ne parvinrent plus à dormir sans entendre, dans leurs rêves, les cris et les explosions qui rythmaient Riddermark depuis des mois. Eimsam les écouta afin d’apaiser leur peur et leur douleur. Elle épaula plus spécifiquement les membres de la famille Krakowl pendant ces temps durs.
Puis, en l’an -15, Riddermark tomba. La chute de la cité marqua pour Eimsam bien davantage que la défaite d’une bataille. Ce fut la disparition définitive d’un lieu qu’elle avait toujours considéré comme un refuge. Elle quitta alors les ruines avec les survivants qu’elle pouvait encore accompagner et resta pour eux un pilier où s’accrocher. La chute de Riddermark ne marqua pas la fin de la guerre, mais le début d’un long nomadisme pour Eimsam. Avec son oncle, elle installa des campements temporaires autour des territoires encore accessibles afin de venir en aide aux évacués. Son frère Prométhée resta lui aussi présent, de près ou de loin, tandis que ses parents, partis avec un autre groupe pour porter assistance aux survivants, finirent par être séparés d’eux. À mesure que les terres de l’Est tombèrent aux mains de l’Abîme, leur maisonnée se dispersa à son tour. Il ne lui resta pour Eimsam que la route, sa famille lorsqu’elle pouvait la retrouver, et ceux qu’elle pouvait encore aider.
Lorsque les derniers groupes quittèrent les Territoires de l’Est pour Primordia, Eimsam fit partie de ceux qui restèrent jusqu’au bout. Toujours accompagnée, de près ou de loin, de son frère Prométhée et de son oncle, elle continua de soigner les évacués. Finalement, lorsque le portail se referma, beaucoup perdirent espoir, mais pas elle. Elle ne se le permit pas, car sinon, tous ceux qu’elle soutenait céderont très certainement avec elle. Alors elle continua et appela à se battre et à croire à un avenir meilleur. Quand enfin, en l’an 0, le portail se réouvra et les derniers rescapés le passèrent pour arriver en l’an 100 en nouvelle Arkadia. Les trois membres restants du Duché d’Estrie décidèrent alors de se tenir en retrait, restant sur les routes un temps avant de se poser à Riddermark. Le devoir finit par rappeler cette maisonnée au plus proche des conflits contre l’Abîme et des maisonnées survivantes.
Caractère
Eimsam est une femme aux différentes facettes, tout dépend grandement du niveau d’affection, de respect, et de loyauté qu’elle vous porte, mais elle est surtout connue pour sa patience et sa facheuse tendance à taquiner ses pairs. Son affection se gagne, son respect se mérite et sa loyauté est un cadeau rare, mais immuable. Néanmoins, bien que d’un tempérament au premier abord doux, voire joyeux, il faut la côtoyer plus en détails pour comprendre qu’elle a aussi une grande force de caractère. Intelligente, réfléchie, il ne faut pas confondre son art de la conversation avec un choix de simplicité. Elle préfère les discussions utiles et profondes, et si elle vous estime suffisamment pour se permettre d’être franche, alors sachez qu’elle ne mâchera pas ses mots. Autrement, vous n’aurez d’elle qu’un sourire et des discussions où vous vous sentez écouté. Elle est une personne profondément bonne, mais elle est prête à beaucoup de sacrifices nécessaires pour préserver ce qui lui semble juste.
Apparence physique
Eimsam est une jeune femme qui mesure environ 168 cm et a un physique plutôt agile et élancé. Elle porte généralement des vêtements bien taillés, de couleur autonale et brodés de motifs à fleur, mais surtout pratique afin de facilité ses déplacements. Sa voix est calme et son ton de voix dépend généralement de son interlocuteur, bien qu’il ne faille jamais s’y fier. Son odeur est généralement un mélange de bois et d'épices, à peine perceptible, souvent cannelé.
Ses yeux sont couleur châtaigne, avec des variations ondulant entre le jaune, le vert et le marron clair, pouvant parfois s’assombrir ou s’éclairssir dépendant de ses humeurs ou simplement des saisons. Ses cheveux sont d’un roux lumineux, presque ocre sur la longueur et encadrent un visage doux sans cicatrice qui possède juste quelques petites tâches de rousseur au niveau du nez.
Influence et compétences
Avant tout, Eimsam est reconnue surtout dans l’Est pour ses compétences en psychiatrie et gestion des traumas. Au fils des années, elle a acquis beaucoup de connaissances et compétences en alchimie et botanique en faisant des recherches toujours plus poussées sur la magie et les afflictions de cette dernière ou de l'Abîme sur l’esprit. Elle est une bonne médecin, comme beaucoup de sa maisonnée, et une bonne combattante bien qu’elle refusera de sortir sa lame si ce n’est pas contre l'Abîme. Des compétences plus secondaires lui sont également connues, comme des dons pour l’information, la décoration, et la couture. Des passe-temps et talents qu’elle met à profit et entretient pour son plaisir ou ses motivations personnelles.
Liens
Elle est la sœur de Prométhée de Séraphale et elle est très proche de lui. Elle est la nièce de Ange d'Aigresel de Ville-Belle et s’est récemment fiancée avec Tir Brûle-Flamme.
Réputation
Elle a la réputation d’être une soignante hors-pair. Elle est appréciée par tous, autant les simples paysans que les personnes plus haut placés. Elle a aussi le surnom de Bastion de l’esprit.